Lego ergo sum

Un blog pour lecteurs passionnés : littérature française et francophone, anglaise et américaine, européenne, asiatique, etc ... Si vous aimez, rejoignez-nous sur le forum Nota Bene.

07 avril 2007

Les Malices de Plick & Plock - Christophe.



Plick et Plock sont deux "gnomes domestiques et familiers des maisons mal tenues." Tous deux abondamment barbus - comme Camember - ils s'entendent littéralement comme larrons en foire. Nul mauvais tour, nulle farce qu'ils ne tentent non par réelle méchanceté mais tout simplement par recherche de l'amusement ou par simple curiosité.

Bien sûr, de pareils penchants peuvent s'avérer dangereux, y compris pour ceux qui les possèdent. Ainsi, l'histoire du garde-manger où, croyant avoir affaire à du beurre, Plick et Plock s'empiffrent de levure de bière et enflent comme deux petits ballons.

Ou ce jour terrible où ils manquent tous deux être mangés par une souris et ne doivent leur salut qu'à l'intérêt manifesté par l'animal envers un bout de lard dans une souricière.

Mais le pire survient lorsque Plock a l'idée d'explorer un tuyau avec une aiguille et, suite à une manoeuvre malencontreuse, se retrouve empalé sur ladite aiguille ! Il faudra toute la sagesse de l'illustre docteur V'lan pour remettre notre gnome d'aplomb. Encore sera-t-ce pour leur plus grande honte, à lui comme à Plick, car le roi des Gnomes, déjà fortement irrité contre eux depuis qu'ils ont mis le feu par accident à la maison où ils demeuraient, décide de les confier à la garde de mesdemoiselles Zig et Zag, de la Tribu des Feux-Follets. Or, pour un gnome mâle, il n'y a pas là de pire indignité ...

Plick et Plock finiront-ils par découvrir le fameux "mot magique" qui leur permettra de se déplacer enfin dans le monde sans y causer les catastrophes dont ils sont coutumiers ? Vous le saurez en lisant ce troisième album de Christophe - dans le format italien, chez Armand Colin ou alors en Livre de Poche.

Posté par MDV_ à 17:04 - Bandes dessinées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les Facéties du Sapeur Camember - Christophe.



Citation:
Le 29 février 1844, fut déclarée, à la mairie de Gleux-lès-Lures (Saône-Supérieure), la naissance d'un enfant du sexe masculin, fils d'Anatole Camember, cultivateur, et de Polymnie Cancoyotte, son épouse. L'enfant fut inscrit sous les noms de François-Baptiste-Ephraïm.


Ce sobre état-civil est celui du Sapeur Camember dont les facéties ont encore un bel avenir devant elles. Avant cela cependant, ses parents n'avaient craint qu'il ne sombrât dans ce que nous appellerions la délinquance car François-Baptiste-Ephraïm, très farceur par nature, était un grand sacripant. Arriva la conscription où il tira le numéro 4 et qui, en somme, le sauva.

Et Christophe de noter avec un malicieux à-propos :


Citation:
Il y a lieu toutefois de remarquer qu'il était soldat bien jeune, puisqu'étant né un 29 février, il n'avait vu, depuis 1844, que cinq fois son jour de naissance.


Raconter "Les Facéties du Sapeur Camember" est chose impossible. De même qu'il faut lire le vocabulaire et les tournures grammaticales du sapeur pour y croire. Disons en substance que l'adolescent dont ses parents désespéraient de faire quelqu'un s'intègre très bien dans l'armée où il passe beaucoup de temps à servir un colonel irascible.

Le colonel est mariée et sa femme a pour cuisinière la sympathique Victoire, alsacienne de naissance, envers laquelle notre sapeur commence très vite à éprouver de doux sentiments. Enfin, à l'issue des épisodes patriotiques d'usage (où Camember sauve son colonel), notre héros recueille le petit Victorin.

Le tout est mené à un rythme d'enfer par un Christophe qui se délecte à créer et peaufiner l'incroyable jargon de son Camember. A ne pas rater !

Posté par MDV_ à 16:50 - Bandes dessinées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Famille Fenouillard - Christophe.



Les membres de la famille Fenouillard prirent leur envol en 1889, dans "Le Journal de la Jeunesse." Agénor, le père, commis-bonnetier qui avait épousé la fille de son employeur, Melle Léocadie Bonneau et en avait eu deux filles tout à fait charmantes, Artémise et Cunégonde, était un membre éminent de la bourgeoisie de St-Rémy-sur-Deule (Somme-Inférieure). Il y menait une vie paisible et rangée jusqu'au jour où, suite à une déclaration péremptoire de Mme Fenouillard ("C'est pas tout, ça ! mais nous devenons de vrais mollusques ! J'entends que, dès demain, nous partions en voyage !"), le virus de la bougeotte s'abattit sur l'intégralité de la famille.

La première expédition, vers Bruxelles, afin d'y visiter le Musée d'Anvers ("qui est un revolver chargé au coeur de l'Angleterre, comme a dit Jules César", dixit M. Fenouillard), tourne court suite à un conflit surgi entre ledit M. Fenouillard et un porteur de bagages. La seconde, sur Paris et sous le haut commandement cette fois de Mme Fenouillard, voit le digne Agénor harponné par l'ancre d'un ballon et ainsi promené par dessus les toits de la capitale.

On pourrait croire que son aterrissage forcé - et avec un fond de culotte gravement endommagé - a définitivement guéri les vélléités ambulatoires de M. Fenouillard. Mais c'est mal le connaître ! Le courageux Agénor reprend presque tout de suite la route pour faire découvrir Saint-Malo et les bains de mer à ses rejetonnes.

La machine est lancée : les Fenouillard ne s'arrêteront plus. Ils iront même jusqu'en Papouasie ! A chaque étape, ils se fourrent dans des situations invraisemblables qui les poussent à s'enfuir encore plus loin jusqu'à ce que, épuisés et d'une maigreur épouvantable, ils connaissent (enfin) le bonheur de regagner leur sol natal de St Rémy-sur-Deule (Somme-Inférieure )

Dès son premier grand album, Christophe impose son style : un contraste absolu entre le comique des dessins et le ton littéraire, parfois à la limite de l'ampoulé mais toujours pince-sans-rire des textes, lesquels abondent en outre en ce que l'on ne nomme pas encore "clins-d'oeil" (littéraires, scientifiques, historiques et géographiques).

Pour ses lecteurs, l'Angleterre sera toujours "la perfide Albion qui a brûlé Jeanne d'Arc sur le rocher de Sainte-Hélène" et aucun d'entre eux n'oubliera le spectacle offert par M. Fenouillard se préparant, stoïque, à se faire hara-kiri en s'entraînant avec son parapluie ou encore affrontant les tortures les plus inimaginables chez les Indiens d'Amérique.

Posté par MDV_ à 16:31 - Bandes dessinées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1 
 
Weborama